L’agriculture raisonnée fait référence à la gestion des pratiques agricoles qui prennent en compte la protection des écosystèmes (et donc de l’environnement), la gestion des risques sanitaires, la sécurité au travail et le bien-être animal. Comment fonctionne cette méthode de culture ? Quelles sont les exigences ? Pourquoi ce type d’agriculture est-il si controversé ?

Définition de l’agriculture raisonnée !

L’agriculture raisonnée est un énoncé apparu en France en 2002 sur la qualification des exploitations d’agriculture raisonnée. Selon le décret, les modes de production agricole raisonnables incluent les agriculteurs dans l’ensemble de leurs exploitations en utilisant des méthodes globales pour mettre en œuvre des moyens techniques et des pratiques agricoles, qui répondent aux exigences des référentiels d’agriculture durable. Par la suite, lors de consultations entre des experts de l’agriculture, de l’environnement et de la distribution, le nom a été à nouveau discuté. Généralement, le terme agriculture raisonnée est défini sur le papier comme un équilibre entre la production et la considération environnementale. Il cherche à définir une médiation entre les besoins de productivité liés à la modernisation agricole et aux contraintes agricoles respectueuses des normes environnementales et sanitaires. Cependant, soyez prudent. Ce n’est pas de l’agriculture biologique, car il n’y a pas de restrictions spécifiques. Dès lors, les produits raisonnés ne peuvent revendiquer le « bio » des acronymes et des adjectifs. 

Les critères de l’agriculture raisonnée !

Le terme agriculture raisonnée désigne les aliments qui répondent aux différentes normes précisées dans le Code de l’agriculture biologique selon leur catégorie (légumes, viande, lait, etc.). En effet, les produits issus de l’agriculture raisonnée n’ont pas le label AB détenu par le Ministère de l’Agriculture. Le titulaire du label AR (pour l’agriculture raisonnée) est généralement contrôlé par un organisme de certification agréé au niveau national et est généralement indépendant pour s’assurer que le produit est toujours conforme aux restrictions imposées par la réglementation. L’AR peut également se permettre d’utiliser des produits chimiques ou d’utiliser OGM, tandis que les agriculteurs biologiques refusent de le faire quelle que soit l’année. Selon ses partisans, cette alternative peut mieux répondre aux attentes et aux besoins de la consommation moderne, mais c’est aussi une contrainte. Celle-ci requiert à la fois de la qualité et de la quantité. Les agriculteurs doivent être en mesure de répondre efficacement à la demande. Face à la croissance explosive de la demande dans la société de consommation moderne, les produits biologiques ne peuvent pas produire suffisamment de produits. 

Une transition entre le biologique et l’intensif !

L’agriculture raisonnée, pour plusieurs de ses partisans, favorisera la transformation et la re-transformation ultime de l’agriculture intensive. Selon ses défenseurs, le passage immédiat à la production biologique serait un violent bouleversement qui nuirait à la fois aux consommateurs (faute de réponse à la demande) et aux agriculteurs qui ne disposent pas forcément des outils de la production biologique. Cependant, cette méthode a de nombreuses critiques, généralement à partir de modèles biologiques. En fait, grâce à cette approche, ils ont vu un moyen d’induire en erreur les consommateurs qui pensent consommer des aliments biologiques en mangeant des produits AR qui peuvent être des organismes génétiquement modifiés ou contenir des substances chimiques. S’ils reconnaissent qu’une agriculture raisonnée peut permettre aux agriculteurs de mieux comprendre les principes de respect de l’environnement, ils regretteront le manque de contrôle sur l’utilisation des pesticides et des produits génétiquement modifiés. De même, les consommateurs ne comprendront pas pleinement la différence entre les étiquettes AR et les étiquettes AB. De plus, si l’agriculture rationnelle est un moyen pour les personnes impliquées dans la production agricole et alimentaire de mieux comprendre les principes bénins de l’environnement et de la santé, alors ses réglementations devront peut-être être développées davantage pour répondre aux critiques des détracteurs.