Avec l’âge, les organes du corps s’affaiblissent de plus en plus. De ce fait, de nombreux dysfonctionnements peuvent apparaître chez l’être humain. Parmi les troubles les plus fréquents, se trouve l’incontinence. Elle est surtout fréquente chez les personnes âgées, même si elle peut aussi toucher certains jeunes. Dans cet article, nous allons essayer de comprendre les vraies raisons de cette anomalie, ainsi que les remèdes pour la soigner. Ainsi, qu’est-ce que l’incontinence ?

L’incontinence : qu’est-ce que c’est ?

Avez-vous déjà senti des gouttes de liquide, sortir de votre pantalon malgré votre contrôle, et ceci, de manière fréquente ? Il est fort probable que vous avez attrapé l’incontinence. Mais alors, qu’est-ce que l’incontinence ?

L’incontinence, ou également la « fuite urinaire » est une perte régulière d’urines par voie naturelle. En d’autres termes, il s’agit de quelques gouttes d’urines, qui se dégagent de la vessie et se répandent sur votre sous-vêtement malgré votre volonté. Cette maladie peut toucher toute catégorie de personnes, mais elle est la plus fréquente chez les femmes. Elle s’intensifie également avec l’âge. Mais il ne faut pas non plus la confondre avec l’énurésie qui est une perte subie au sommeil, ou l’impériosité mictionnelle, qui apparaît lorsqu’on a une envie très pressante.

Par ailleurs, il existe 3 types d’incontinence : l’incontinence urinaire d’effort, l’incontinence urinaire par hyperactivité et l’incontinence mixte. Comme son nom l’indique, le premier cas survient après la pratique d’activités physiques qui demandent des efforts. Quant au second, il apparaît suite à une envie pressante et incontrôlable d’uriner. Enfin, l’incontinence mixte regroupe les 2 symptômes et est souvent la plus fréquente des 3.

L’incontinence : quelles sont ses causes ?

De nombreuses raisons peuvent être à la source de l’incontinence urinaire.

Dans la majorité des cas, elle intervient pendant la ménopause ou lorsque l’individu commence à vieillir. Pendant cette période, les organes ne sont plus aussi souples qu’avant. Les muscles de la vessie, de l’urètre et du plancher pelvien vont donc s’attendrir de plus en plus, ce qui entraîne un blocage de la miction naturelle. De plus, la ménopause crée un certain trouble hormonal et peut donc avoir des impacts sur le fonctionnement normal de l’organisme, notamment de la vessie et l’urètre. Il est néanmoins, à noter que l’incontinence urinaire chez les personnes âgées est loin d’être un processus normal. Alors, il faut la soigner coûte que coûte.

L’incontinence peut également apparaître suite à un accouchement par voie vaginale, ou plus précisément du traumatisme que ce dernier cause. En effet, chez certaines femmes, l’accouchement est une source d’angoisse et de stress. Cette peur, lorsqu’elle est non contrôlée, peut se manifester à travers son corps : présence de psoriasis, de scléroses, etc. Elle peut également causer des troubles au niveau des organes, ce qui entraîne les fractures des os pelviens ou l’affaiblissement de la vessie. Dans certains cas, la prise de médicaments pendant ou après la grossesse, peut aussi favoriser son apparition.

Un autre facteur de l’incontinence est également l’obésité. Lorsqu’une personne est en surpoids, elle accumule énormément de graisses dans l’abdomen. Le sphincter urétral de la vessie a donc énormément du mal à se fermer, due à la pression, ce qui entraîne les pertes automatiques d’urines.

Enfin, elle peut aussi intervenir pour cause d’hérédité. Chez certaines personnes, les muscles du plancher pelvien sont héréditairement faibles.

L’incontinence : comment la soigner ?

Le traitement de l’incontinence varie en fonction du type de symptômes et de causes, qui apparaissent chez l’individu. Néanmoins, voici quelques-uns des soins les plus préconisés par le médecin :

– La rééducation périnéo sphinctérienne : elle consiste à redonner de la souplesse au périnée, grâce à des techniques comme l’électrostimulation ou le biofeedback. Elle est surtout pratiquée en cas d’incontinence mixte ou d’effort.

– L’augmentation des œstrogènes : ce traitement est utilisé en cas de ménopause. On injecte alors des œstrogènes dans le corps de la femme afin de palier au déficit et au trouble d’hormone.

– L’application de bandelettes sous-urétrales : c’est un système qui protège et soutient les pertes urinaires. On insère des bandelettes entre le vagin et la peau de l’abdomen pour faciliter la rétention d’urine.

– Les thérapies comportementales : et si la perte urinaire pouvait être évitée, simplement en la contrôlant ? C’est l’objectif de la thérapie comportementale. Elle vise à apprendre aux patients à contrôler leurs envies d’uriner.

L’incontinence : comment la prévenir ?

Comme l’adage le dit : il vaut mieux « prévenir » que « guérir ». Cela signifie qu’il faut se protéger de l’incontinence avant même qu’elle n’apparaît. Pour cela, vous devez à tout prix éviter la consommation régulière de tabac et d’alcool, surtout le soir. Cela ne fait qu’affaiblir l’organisme. Il faut aussi limiter la pratique de sports qui forcent le périnée comme la course à pied ou la musculation intensive. Essayez également de muscler votre périnée de temps en temps, en faisant du Kegel par exemple. Enfin, utilisez des lingettes spéciales périnée lors de vos toilettes, plutôt que les papiers hygiéniques classiques.